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Les 4 phrases qui font mal en deuil animal

Maladresse, gêne, incompréhension

Les réactions de l’entourage, malgré de bonnes intentions,
peuvent accentuer la peine

Maladresse, gêne, incompréhension, parfois même moquerie…
Lorsqu’une personne perd son animal familier, elle ne doit pas seulement faire face à l’absence de son compagnon. Elle est souvent confrontée aux réactions pénibles de son entourage. Dans le partage des personnes que j’accompagne, j’ai relevé ces 4 phrases qui font mal.

Le deuil animal reste encore aujourd’hui une douleur peu reconnue socialement. Pourtant, lorsque l’on perd un être qui partageait notre quotidien, nos habitudes, nos joies comme nos peines, il est parfaitement normal de ressentir un immense chagrin.

Il est souvent difficile, pour ceux qui ne l’ont jamais vécu, de mesurer l’intensité de la perte. Cet animal n’était pas « juste un animal » : il occupait une place singulière dans la vie de sa famille humaine. Les paroles qui minimisent cette réalité peuvent alors devenir sources de souffrance supplémentaire.

Voici 4 phrases que les personnes endeuillées entendent malheureusement fréquemment … et ce qu’elles auraient sans doute davantage besoin d’entendre (avis aux empathiques !).

Ce n’est pas comme si tu avais perdu un proche

Revient souvent une notion d’échelle de légitimité dans la souffrance liée à la perte.

Pour certaines personnes, la douleur devrait nécessairement être plus intense lorsqu’il s’agit du décès d’un humain que de celui d’un animal. Comme s’il existait une hiérarchie dans l’importance de nos relations affectives.

Pourtant, ce n’est pas la nature de l’être perdu qui détermine l’intensité du deuil, mais la profondeur du lien qui nous unissait à lui.

L’empathie s’exprimerait ainsi :
« Je comprends que tu sois triste. Il était un membre à part entière de la famille. Peut-être même le plus proche de toi. Ton chagrin est à la hauteur de la profondeur de votre lien. »

3 mois ? Tu devrais passer à autre chose maintenant

Revient souvent une notion de normalité dans la durée du deuil.

Certaines personnes pensent qu’il existerait un délai raisonnable au-delà duquel il faudrait avoir « tourné la page ». Comme si la douleur possédait une date de péremption socialement acceptable.

En réalité, aucun calendrier ne peut déterminer le temps nécessaire pour intégrer une perte aussi importante. Le deuil ne suit pas une ligne droite et chaque chemin est unique.

L’empathie s’exprimerait ainsi :
« 3 mois ? Tu as bien le droit d’être encore bouleversé. Chacun a son propre rythme pour traverser cette épreuve. Prends le temps qu’il te faut. »

Moi aussi j'ai perdu un animal. Je sais ce que tu dois faire

Revient souvent la croyance qu’il existerait une manière universelle de vivre son deuil.

Parce qu’elles ont elles-mêmes perdu un animal, certaines personnes pensent pouvoir indiquer le chemin à suivre. Elles souhaitent aider, mais oublient que chaque relation est unique, tout comme chaque histoire de vie.

Il n’existe pas de recette qui convienne à tous pour vivre au mieux cette épreuve.

L’empathie s’exprimerait ainsi :
« Moi aussi j’ai perdu mon animal. Mais, chacun vit ce bouleversement d’une manière tellement unique, si personnelle. Je ne peux donc pas te donner de conseils. Je peux juste te partager mon histoire et écouter la tienne, si tu en as besoin. »

S’il te manque tellement, pourquoi tu n’en reprends pas un ?

Revient souvent l’idée que l’animal disparu pourrait être remplacé.

Pour certains, adopter un nouvel animal permettrait de combler immédiatement le vide laissé par le précédent, comme si tous les animaux étaient interchangeables et apportaient les mêmes émotions, les mêmes sentiments.

Or, chaque compagnon possède sa personnalité, son histoire et la relation construite avec son humain est absolument unique.

Adopter à nouveau peut devenir un merveilleux projet… mais jamais dans le but de remplacer celui qui est parti.

L’empathie s’exprimerait ainsi :
« S’il te manque tellement, même si tu reprends un nouveau compagnon, celui-ci ne le remplacera jamais. Votre lien est, et restera, unique. Mais, si tu souhaites adopter pour commencer une nouvelle relation, ton cœur sera assez grand. »

Parfois, le plus beau soutien est simplement d’être présent.
Face à la peine d’une personne en deuil animal, nous avons souvent envie de trouver les mots qui apaiseront sa douleur. Pourtant, ces mots n’existent pas toujours. Et c’est parfaitement acceptable.
Être présent, écouter sans chercher à réparer, accueillir les larmes sans vouloir les faire disparaître… voilà souvent ce dont la personne endeuillée a le plus besoin.

L’empathie peut parfois tenir en une seule phrase :
« Même si je ne le comprends pas, je sens ton chagrin. Je ne sais pas quoi te dire, mais, je suis là pour toi. »

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